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Nico Forraz, chercheur-entrepreneur

le 17 mai 2013 - La Rédaction - Services

Nico Forraz, chercheur-entrepreneur
(D.R.)

On pourrait s’attendre à rencontrer Nico Forraz en blouse blanche, dans des bureaux étriqués, du côté de Gerland.

Là où, à Lyon, on parle beaucoup biotechnologies. Mais s’il est loin d’avoir délaissé la paillasse de laboratoire, le docteur passe aujourd’hui une bonne partie de son temps en « civil », dans les locaux de son entreprise, située à Meyzieu et baptisée CTI-Biotech. Le chercheur lyonnais s’est depuis quelques années doté de la casquette d’entrepreneur, en plus de celle de scientifique. Né en 1975, à Lyon 7e, Nico Forraz grandit dans le 8e arrondissement et… à Meyzieu. Bac en poche, le garçon se tourne vers des études de médecine. Il rate de peu le concours. Sélectionné pour la filière dentaire, l’étudiant, intéressé par la recherche médicale, préfère intégrer en 2e année un Deug de Chimie-biochimie, à la Doua. Le cursus lui permet de choisir une matière « d’ouverture » : ce sera l’anglais de la chimie. « Une enseignante m’a proposé de passer six mois à Londres », se souvient le docteur. Le Lyonnais s’envole vers l’université de Kingston, pour un Bachelor en Sciences biomédicales. Arrive un déclic : la rencontre avec un jeune enseignant, Colin McGuckin, docteur puis professeur. Ce qui ne devait être qu’un passage outre- Manche pour Nico Forraz va se poursuivre. Colin McGuckin, qui devient son mentor et plus tard son associé, crée à l’époque un laboratoire sur les cellules souches et thérapies cellulaires. Nico Forraz réalise là un stage et termine son Bachelor. Son mentor lui propose une thèse. La proposition tient encore, après un retour en France pour obligations militaires. La thèse porte sur les cellules souches issues du cordon ombilical. Nico Forraz poursuit avec l’équipe et devient post-doctorant à l’hôpital. En 2004, le voilà embarqué dans un projet en collaboration avec la Nasa et cinq CHU du Texas. Un an sur place. Colin McGuckin est ensuite « chassé » par l’Université de Newcastle, où il reçoit la Chaire de Médecine régénératrice. L’équipe, qui a annoncé entre temps avoir démontré l’existence de cellules souches issues du sang de cordon ombilical aux caractéristiques proches des cellules issues de l’embryon (des cellules capables de se « différencier » pour former différents types de tissus), approfondit encore ses recherches. Nico Forraz et Colin McGuckin ont une conviction : ne pas mener de travaux sur les cellules souches embryonnaires, mais se concentrer sur les cellules dites « adultes » et celles issues du cordon ombilical. .../...


Lire la suite dans le Tout Lyon Affiches n° 5049 du samedi 18 mai 2013



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