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Patrick Bertrand : "Lyon French Tech une marque qui claque !"

le 29 juin 2017 - Julien THIBERT - Collectivités

Patrick Bertrand : "Lyon French Tech une marque qui claque !"
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La gouvernance élargie de Lyon French Tech intègre des entreprises et des entrepreneurs emblématiques. Patrick Bertrand, vient d'être réélu à la présidence d'une structure aux ambitions énormes pour l'écosystème du numérique qu'elle représente.

Le renforcement de la gouvernance est-il un bon signal pour le développement de Lyon French Tech ?

Nous avons fait en sorte que la gouvernance intègre des entrepreneurs à l’image de Renaud Sornin, CEO et fondateur d’Attestation légale ou de Fabrice Plasson dirigeant de la start-up Amoéba. Nous avons par ailleurs constitué un collègue spécifique autour du Lieu Totem avec lequel nous sommes en prise directe et qui sera le centre névralgique de l’écosystème numérique lyonnais, géré par le triumvirat : Arty Farty, 1Kubator et Groupe SOS.
La France n’a pas la place qu’elle mérite au regard de son expertise et sa richesse entrepreneuriale en matière de numérique. A travers la French Tech et notre entité lyonnaise nous avions besoin d’une marque qui claque et qui soit donc fonctionnelle et ouverte dans sa gouvernance.

A l’échelon mondial, existe-t-il une structure similaire à Lyon French Tech ?

C’est un peu un ovni ! A mi-chemin entre le modèle américain du hub piloté généralement par des dirigeants d’entreprises et le modèle public britannique plutôt institutionnel. Notre mode opératoire puise dans ces deux approches. L’Etat « impulseur » à injecté 200 M€ de grand emprunt, charge ensuite à notre structure de faire fructifier ces investissements par la rencontre, l’échange puis in fine la création de valeur.

Le terme de guichet unique est-il approprié à votre approche ?

Je parlerais plutôt de hub, car les entrées sont multiples pour intégrer l’écosystème local du numérique. Nous facilitons la mise en contact et c’est pourquoi nous lançons pour la fin de l’année une plateforme numérique sur le mode « je suis/je cherche » destinée à matcher les bons interlocuteurs entre eux. 

Pourquoi est-ci important d’ancrer localement des expertises liées au numérique par nature ouvertes au monde et de les rendre ainsi visible à travers un tel label. N’est-ce pas au contraire clivant de les délimiter ainsi ?

La mondialisation a créé une compétition entre les territoires. C’est indispensable que la France dispose de tels terroirs compétitifs et il ne faut donc pas les négliger. Par ailleurs, l’intelligence collective inhérente aux développements de l’économie du numérique se développement obligatoirement dans la proximité physique qui peut développer alors des écosystèmes spécialisés. Un tel écosystème à Lyon permet aussi l’émergence de nouveaux entrepreneurs avec l’objectif de dépasser le concept de la start-up nation pour aboutir à celui de digital nation. Le tissu économique d’un pays se digitalise et se transforme par l’échange et le partage, sources d’innovation.



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