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Edito -Prise de tête(s)

le 15 juillet 2017 - Laurent ODOUARD - Actualité

Edito -Prise de tête(s)

Peuplé d'un plaisir non feint, le binôme pose fièrement derrière les principaux protagonistes lors de la signature de l'accord de naming pour l'enceinte de l'OL, officiellement rebaptisée Groupama Stadium.

David Kimelfeld et Georges Képénékian se glissent ainsi dans leurs costumes, taillés sur mesure, de président de la Métropole de Lyon pour le premier, et, sauf énorme surprise, de futur maire de Lyon pour le second.
Deux nouveaux visages à la tête des collectivités pour une succession écrasante tout autant qu’excitante. Derrière ces promotions, difficile de ne pas y voir la patte de Gérard Collomb, véritable tête pensante des équilibres à construire. Et quelle meilleure illustration que l’hommage rendu, lors de sa prise de fonctions, par David Kimelfeld à l’actuel ministre d’Etat, attribuant à ce dernier les mérites d’une agglomération de belle dimension et de forte attractivité, « une grande métropole du XXIe siècle ». Vantant ses facultés d’écoute, tout en réduisant à quia une opposition privée de présence dans la commission permanente, David Kimelfeld a décliné sa feuille de route, désireux de maintenir la métropole lyonnaise dans le wagon de tête des territoires qui comptent.
Ce mercato politique n’a pas occulté le mercato footballistique, de plus en plus enfiévré. A Lyon, les dirigeants s’activent. Ils ont dernièrement signé un latéral droit, pur produit de l’Ajax, un certain Kenny… Tete ! Nonobstant une foultitude de départs, notamment de joueurs confirmés, l’OL mise sur des jeunes à fort potentiel pour retrouver la tête du championnat, si lointaine lors du précédent exercice. Toujours sur un plan sportif, le Comité international olympique a entériné le principe de la double attribution des Jeux olympiques de 2024 et 2028. Paris reste en tête des pronostics pour l’événement planétaire de 2024 mais devra négocier, en tête-à-tête, avec Los Angeles pour désigner la ville lauréate et celle qui lui succédera quatre plus tard.
Du côté de l’exécutif, une tête vacille. Celle de Murielle Pénicaud, la ministre du Travail, qui, au cœur de la bataille de la réforme du code du Travail, se trouve fragilisée par une supposée affaire de favoritisme à l’endroit d’Emmanuel Macron, à l’époque ministre de l’Economie. On reproche à celle qui était alors à la tête de l’agence publique Business France d’avoir enfreint la réglementation sur les marchés publics en n’émettant point d’appel d’offres pour organiser le déplacement d’Emmanuel Macron au Consumer Electronics Show. Une première céphalée pour Edouard Philippe et son équipe, qui, pour l’heure, font bloc.
Lui se prend la tête après l’annonce d’une coupe sombre dans le budget de la Défense. Le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a déchargé son ire à l’encontre de Bercy, enclin à réduire de 850 M€ les crédits alloués aux armées pour 2017. S’il est conscient que le gouvernement se creuse la tête pour faire passer le déficit sous la barre des 3 % du PIB, il n’entend pas que l’on se paye sa tête et que l’on exige de la Défense, déjà victime de plans de rigueur antérieurs, de nouveaux efforts. Prise de tête garantie !



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