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Roland Petit, le retour...

le - - Spectacle vivant

Roland Petit, le retour...
Jaime Roque de la Cruz - L'Arlésienne de Roland Petit

Carmen et l'Arlésienne sont de nouveau au programme du ballet cette saison. L'occasion de (re)découvrir le travail d'un chorégraphe qui fut très populaire en son temps, mais qui est peu à peu tombé dans l'oubli, en France, même s'il est au répertoire de compagnies internationales.

Après le franc mais inattendu succès du programme Roland Petit en 2015, le Ballet ne résiste pas au plaisir de reprendre ces fleurons du répertoire de Roland Petit que sont L'Arlésienne et Carmen.

En effet, alors que le répertoire du ballet de Lyon évolue plutôt du côté de l'avant-garde et des néo-classiques d'aujourd'hui, ces deux pièces peuvent paraître tout à fait incongrues. Mais en fait, pas tant que ça quand on connaît le passé de l'actuel directeur du ballet qui fut danseur chez Roland Petit et surtout son assistant (il a notamment remonté Carmen pour l'American Ballet Theatre et L'Arlésienne pour le London Festival Ballet) et qui considère, à juste titre, que le chorégraphe du Jeune homme et la mort fait partie intégrante de l'histoire de la danse française.

Carmen est sans doute le plus grand succès du premier directeur du Ballet de Marseille. Créé en 1949, il a déclenché d'emblée l'engouement du public, tenant l'affiche à Londres plus de 4 mois avant de se produire aux États-Unis 3 mois durant. Délicieusement canaille, cette Carmen dansée longtemps par Zizi Jeanmaire, sa femme et sa muse, utilisait des pas-en dedans révolutionnaires (pour l'époque) tout en multipliant les virtuosités techniques, les postures « osées » et un humour qu'on avait peu l'habitude de voir sur scène. Quant à L'Arlésienne, inspirée par la partition éponyme de Bizet, elle conjugue les difficultés de pas de deux millimétrés à la précision d'un corps de ballet qui tient la place du choeur antique dans la tragédie qui se joue devant nos yeux.

Gallia Valette-Pilenko

Opéra de Lyon, 18 au 24 novembre, www.opera-lyon.com

Cabaret

C'est à Lyon, en 1986, que Jérôme Savary monte la première version française de la comédie musicale créée à Broadway en 1966 par Harold Prince et popularisé par l'inoubliable film de Bob Fosse avec Liza Minelli. Voici qu'une nouvelle version belge, créée récemment à Bruxelles, emmenée par 15 danseurs-chanteurs et 8 musiciens arrivent sur les scènes françaises. Une énergie débordante et un enthousiasme communicatif émane de cette troupe qui nous ouvre grand les portes du KitKat club et entonne les standards de cette partition ultra-connue avec la fougue de la jeunesse. Maison de la danse, 23 novembre au 3 décembre, www.maisondeladanse.com




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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