Fermer la publicité

Mercedes Classe E Coupé : sex-appeal avec QI

le 06 juin 2017 - Michel MOLAME - Automobile

Mercedes Classe E Coupé : sex-appeal avec QI

Deux portes, quatre places : depuis des décennies, Mercedes-Benz s'attaque à ce défi dans sa gamme « intermédiaire supérieure ». Stylistes et architectes ont fini par concilier esthétique, finesse aérodynamique (Cx de 0,25) et habitabilité. Sans fracas, le Coupé Classe E en impose avec une beauté flagrante mais naturelle qui se passe d'insistantes arêtes ou de boursoufflures. Une ardeur revendiquée (184 ch minimum) qui se laisse deviner au lieu de cogner au plexus.

Les deux longues bosses sur le capot évoquent, mais avec la légèreté d’un nuage, une Mercedes-Benz d’enfer : le Coupé 300 SL extrapolé d’une voiture de course, 1 400 exemplaires produits entre 1954 et 1957. « L’automobile la plus rapide de son temps », rappellent les témoins dont les souvenirs laissent incrédules. Il y a de quoi. Dans les années 50, il n’existait ni autoroutes ni panneaux de limitation entre les platanes le long des nationales.

A l’arrière, les deux passagers disposent d’une climatisation indépendante. Chacun de son côté programme l’air au degré qu’il désire. Et quelle liberté de mouvement, quelle indépendance ! Amples et individualisés par une console centrale ultralarge, les sièges exorcisent l’automobiliste d’une vieille épouvante : l’embarquement punitif à l’arrière d’un coupé. Le tableau s’assombrit pourtant un peu au bout du voyage. S’extraire de la voiture impose un peu de gymnastique après que quelqu’un ait ouvert la portière. Aux places avant, ce coupé réduit au contraire la dépense physique. Conducteur et passager attrapent leur ceinture sans se retourner puisqu’un bras motorisé la leur présente au niveau de l’épaule.

Cette Mercedes donne bien d’autres preuves d’une abondante intelligence. L’essuie-glace et le lave-glace ne font qu’un. Pas de gicleurs à distance. Sur toute sa longueur, le balai mouille la vitre dans les deux sens de rotation. Pas d’éclaboussures, économie de liquide. Par basse température, un système protège le système du gel.

Les radars de proximité et la caméra de recul ne limitent pas leur contribution à l’aide au parking. En option, ce coupé se gare seul, sans personne aux commandes. La manœuvre terminée, un coucou des feux avant et arrière signifie que le moteur est coupé et les ouvrants verrouillés. Etourdissant sur le coup, quoique séquencé avec lenteur et contrôlé à distance par smartphone, l’exploit laisse planer une inquiétude. Elle concerne le véhicule d’à-côté : pas sûr que le propriétaire parvienne à ouvrir sa portière.

Le pack sécurité confère une semi-autonomie sur tout type de route et jusqu’à 210 km/h sur autoroute. Le pilote automatique gère la direction, le freinage jusqu’à l’arrêt d’urgence, l’accélération en rapport avec l’allure du véhicule qui précède, la vitesse en conformité avec les limitations, le redémarrage dans les embouteillages.

Quatre moteurs au choix, dont un diesel, réagissent à l’accélérateur : 184, 194, 245 et 333 ch. Aussi beau et habitable que nanti d’un impressionnant QI, ce coupé se révèle encore agile de naissance (240 km/h et entre 5’’3 et 7’’8 au 0-100) et pas outrageusement dépensier. Le 220d diesel annonce de 4,2 à 4,6 litres de gazole avec 109 à 119 g de CO2. Au sommet de la gamme, le 400 associe son 6 cylindres musicien à une transmission 4MATIC, une première dans un coupé Mercedes.

Présenté au Danemark, la voiture a montré une extrême maniabilité en agglomération eu égard à son gabarit (4,83 m). Hors les murs, elle n’a rencontré ni col à grimper ni aucun kilomètre de bitume à happer au-dessus de 110 km/h. Frustrant pour une ravissante surdiplômée qui s’affiche à 53 150 € minimum.

L’équipementier centenaire aux racines lyonnaises

 

Exceptionnellement, Leoni n’a pas fait totalement relâche un dimanche d’avril. Le 23, le spécialiste allemand du câblage et des tableaux de bord d’automobiles célébrait son 100e anniversaire.  Administrativement  constitué en Allemagne le 23 avril 1917, la société résulte d’une préhistoire française et plus précisément lyonnaise, comme son nom le laisse entendre. Au XVIe siècle, Anthoni Fournier quittait Lyon pour Nuremberg afin d’y fabriquer des  « Leonischer Waren ». En français, des « articles de Lyon », des fils d’or et d’argent.

Tirant son appellation de l’activité de la maison, Leoni s’intéressa au marché des câbles en 1928. Aujourd’hui, l’équipementier compte près de 80 000 salariés dans 32 pays. Son antenne dans l’Hexagone a son siège dans les Yvelines, à Montigny-le-Bretonneux, et son chiffre d’affaires 2016 approchait les 4,3 Md€.



À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide