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Mercedes Classe E All Terrain : entre SUV et 4x4

le 05 mai 2017 - Michel MOLAME - Automobile

Mercedes Classe E All Terrain : entre SUV et 4x4

« Malgré l'émergence du SUV …» : ainsi commencent les présentations du nouveau grand break de Stuttgart. Voué d'origine aux familles qui veulent aller loin, le véhicule vise là celles qui désirent, en plus, faire du chemin. S'évader du bitume.

Les ambitions de la Classe E All Terrain sautent aux yeux avec de grandes roues de 19 ou 20 pouces, des protections galvanisées sous les boucliers avant et arrière, des arches d’ailes et de bas de caisse soulignées de noir et un logo 4MATIC sur le hayon. C’est une automobile de loisirs. Voici le premier break tout terrain de la marque qui se positionne entre SUV et 4x4.

De série, les quatre roues motrices opèrent en permanence avec 45 % du couple (400 Nm) sur le train avant et 55 % sur l’arrière. De série, la transmission automatique étage 9 rapports. De série, le système Dynamic Select balaie 5 programmes de conduite dont l’un, spécial tout terrain, provient du 4x4 Mercedes GLE en mettant en ordre de bataille le moteur, la boîte, l’ESP et la direction. De série, une commande sur la console modifie la suspension.  Pneumatique, comme son  nom l’indique, l’Air Body Control donne le choix entre trois hauteurs de caisse. Sur terre, le véhicule progresse jusqu’à 35 km/h en position relevée de 20 mm. La garde au sol, l’angle de pente, l’angle d’inclinaison latérale, l’angle de braquage, la position de l’accélérateur et une boussole s’affichent au tableau de bord.

Moins m’as-tu-vu à la ville qu’un SUV, moins haut (1,50 m), le grand break All Terrain (4,94 m) se prête avec entrain à l’escapade hors bitume. Au quotidien, les utilisateurs savourent les faveurs d’un break haut de gamme : voyage dans un fauteuil, les jambes plus allongées que dans un SUV, coffre volumineux (640 dm3) au seuil bas et chromé, banquette au dossier modulable 40/20/40. En marche, il se révèle docile, prévisible, confortable. Ses 2 mètres de largeur (rétroviseurs inclus) se font oublier dans la ville et il excelle aussi sur itinéraire tortueux : précis, communicatif, supérieurement plaisant à conduire. Durablement subtil et réconfortant. Egalement performant avec 232 km en pointe et 8’’ de 0 à 100.

Les 194 chevaux certifiés sur la fiche technique semblent pourtant moins nombreux sous l’accélérateur et ils ne parviennent pas à charmer l’oreille. Bon côté de cette cavalerie : elle se contient. Quatre cylindres au lieu de six sous le capot, 5,1 litres de gazole aux 100 annoncés, émission de CO2 à l’avenant (157 g/km). Qui s’en plaindra ? L’usine produit cette Classe E déclinaison All Terrain dans une unique configuration : diesel 220d, finition Exclusive + 4MATIC + Air Body Control.

Le véhicule prend ainsi la route pas mal doté du tout. Entre autres : 4 caméras (avant, arrière, latérales) qui fouillent les angles morts et aident au stationnement, GPS, géolocalisation du véhicule + vérification à distance de l’état de ses systèmes, projecteurs hautes performances à LED, clim automatique 2 zones, éclairage d’ambiance 64 couleurs disponibles, hayon électrique. Pour 62 600 €.

Le SUV, une mode durable

 « Rouler en berline, c’est ringard », martelaient à la fin du siècle dernier les quadras aux commandes de leur monospace tout neuf. L’invective continue de fuser, mais de la bouche des propriétaires de SUV.  Le véhicule dans lequel il faut être vu a changé. Le SUV a expulsé le monospace de la liste des modèles qui allument la concupiscence. Aucune comparaison avec le cabriolet qui vient de sortir et dont on ne parlera plus dans deux ans. La pénétration du SUV se vérifie crescendo à travers l’Europe : 14 % des ventes en 2012, 26 % en 2016 et 30 % au premier trimestre 2017. L’acheteur succombe à la position de conduite surélevée et au style. « Baroudeur, oui. Pollueur, non », estime-t-il. 



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