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Sève mise sur l'audace

le - - Tendance chocolat

Sève mise sur l'audace
© Sève - Gaëlle et Richard Sève

Monsieur est pâtissier-chocolatier, Madame développe les boutiques. Chez les Sève, on travaille en complémentarité mais on regarde toujours dans la même direction : celle du cœur et de l'intuition.

Depuis 25 ans, Gaëlle et Richard Sève inscrivent leur nom au panthéon lyonnais du chocolat. Depuis leur installation à Champagne-au-Mont-d’Or, sans aucune étude de marché, le couple a fait du chemin, frôlant aujourd’hui les 5 M€ de chiffre d’affaires. La recette ? Une succession de paris audacieux, naviguant souvent à contre-courant des tendances. Comme en 2004, quand ils investissent dans un étal au cœur des Halles de Lyon. À l’époque, personne n’en voulait. « Certains confrères lyonnais nous disaient qu’on allait se planter, se rappelle Gaëlle. Au final, les commerces alentour ont réalisé 30 % de revenus supplémentaires. » À cette époque, déjà, les Sève s’implantent en corner pour faciliter les échanges. « On avait pour idée d'offrir un service moins guindé mais tout aussi qualitatif. J’avais envie de recréer le modèle de Séphora, qui a rendu la parfumerie accessible à tous. »


Les projets s’enchaînent et se diversifient. Saint-Antoine, les Galeries Lafayette de Bron, Croix-Rousse, Confluence (chez Cellerier) et dernièrement le Café Sève, dans le centre commercial de la Part-Dieu. « Nous aimons les défis, à condition qu'ils soient réfléchis. Nous souhaitons avant tout rester des artisans et continuer à créer de l’emploi, » affirme celle qui dirige 43 collaborateurs.
Prochaine étape, la construction d’un nouveau site de 1 500 m2 à Limonest, dans le parc du Puy d’Or. Ce projet à 2 M€, dont l’ouverture est prévue pour novembre, réunira un espace stockage, des bureaux administratifs et un écomusée interactif. Cerise sur le gâteau, l’espace intégrera également un atelier de fabrication du chocolat à partir de la fève de cacao. Une toute nouvelle méthode de production pour ceux qui travaillait jusqu’alors avec du chocolat de couverture : « Nous ne serons que 8 dans le monde à le faire. Une façon d’avoir la main sur la qualité, de mieux maîtriser les cours du cacao et de donner une identité tpoute ersonnelle à nos chocolats ». Intuitifs, on vous disait.




Charlotte MOUNARD
Journaliste

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