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Sophie Jullian : « Pulsalys entre dans une logique de résultats »

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Sophie Jullian : « Pulsalys entre dans une logique de résultats »
Stéphanie Polette - Sophie Jullian préside la Satt Pulsalys depuis avril 2017

Sophie Jullian préside la Satt (société d'accélération de transfert de technologie) Pulsalys depuis avril 2017. Son plan stratégique, qui mise sur « la valorisation du patrimoine scientifique issu des laboratoires de recherche publics pour favoriser son transfert vers le monde industriel », a été validé par ses trois actionnaires que sont l'Université de Lyon, le CNRS et l'Etat, via la Caisse des dépôts.

Quelles sont les particularités de Pulsalys, née de la fusion de Lyon sciences transfert et de Crealys en 2014 ?

Les Satt de Grenoble et de Lyon/Saint-Etienne sont les seules, sur les quatorze existantes en France, à mettre l'accent sur l'innovation et l'incubation de start-ups. Le transfert et l'incubation faisaient partie de la genèse du projet Pulsalys, avec une stratégie forte sur le dépôt d'actifs (brevets, savoir-faire, logiciels, bases de données…). A fin 2017, la Satt compte 150 actifs, dont 118 brevets et 35 contrats d'exploitation signés avec des industriels. Les projets en maturation et les start-ups créées s'inscrivent dans les thématiques d'excellence du site académique et économique local : santé, cleantechs, équipements industriels, chimie et matériaux, numérique et digital et sciences humaines et sociales. Des secteurs comme l'e-santé et tout ce qui touche au numérique connaissent une réelle progression.


Quels sont votre ambition et votre projet pour la Satt ?
Notre objectif est de lancer une nouvelle impulsion en apportant une vision du transfert de la technologie pas trop technocratique. Les trois actionnaires de la Satt ont validé notre plan stratégique tourné vers une approche industrielle pour faire en sorte que rien ne soit bloquant dans le transfert des laboratoires publics vers les industriels ou les porteurs de projets de start-ups. Pulsalys entre dans une logique de résultats pour contribuer au développement économique local et valoriser le patrimoine scientifique des laboratoires de recherche. Notre ambition est de favoriser la création de 45 start-ups par an d'ici à 2019.

Vous évoquez un patrimoine scientifique qui doit être une source de revenus pour la Satt. Quels sont les résultats concrets ?
Le premier chiffre d'affaires de la Satt a été enregistré en 2017, à hauteur de 2,6 M€. Il provient notamment des licences d'exploitation, en hausse de 50 % sur l'année 2017. Les projets dans les biotechs ou dans la santé prennent du temps, d'où un décalage entre les fonds investis depuis la création de Pulsalys et les royalties que la Satt commence à percevoir. Mais notre plan stratégique, qui répond à la demande des actionnaires de la SAS, est d'augmenter ce chiffre d'affaires.

Pouvez-vous nous éclairer sur le financement de la Satt et ses investissements ?
Pulsalys est dotée d'une enveloppe de 57 M€ sur 10 ans accordés par tranches. La première période triennale 2014-2015-2016 a bénéficié de 18 M€ et a utilisé 11 M€. 7 M€ ont basculés sur la seconde période triennale, 2017-2018-2019, où 15 M€ supplémentaires ont été alloués. Ces fonds servent à financer des projets de start-ups. A fin 2017, 11 M€ auront été engagés dans le développement technico-économique de quelque 105 projets. Les 50 start-ups créées représentent, en 2017, 150 emplois et 2,8 M€ de chiffre d'affaires. Elles ont levé 11 M€.




Stéphanie POLETTE
Journaliste

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