Fermer la publicité

Lyon/Une nouvelle séquence à l'Auditorium-ONL

le - - Spectacle vivant

Lyon/Une nouvelle séquence à l'Auditorium-ONL
ES - Georges Képénékian et Aline Sam-Giao

A peine quelques semaines après sa prise de fonction Aline Sam-Giao, nouvelle DG de l'Auditorium-ONL est partie accompagner l'Orchestre national de Lyon en tournée aux Etats-Unis jusqu'au 1er mars. Avant son départ, elle est venue à la rencontre de la presse, pour parler de l'auditorium, de ses ambitions et des ses projets. Accompagnée de Georges Képénékian, premier adjoint au maire, Monsieur culture de Lyon et de ses grands évènements.

« Il est important que l’orchestre aille se confronter à l’international ! » affirme Aline Sam-Giao (lire son parcours dans le Tout Lyon Affiches du 7 janvier). L’ONL est en tournée aux Etats-Unis pour quinze jours, dont 9 dates de concerts. Un programme chargé.  L’année prochaine ce sera l’Allemagne, puis en 2018, la Chine. Institution culturelle de gestion de ville (en régie directe) rare en France, l’Auditorium-ONL dispose d’un budget de 14-15 M€, de 104 musiciens, d’une cinquantaine de salariés et à peu près autant d’agents d’accueil pour les concerts, ce qui en fait la première institution culturelle strictement communale (pour comparaison : l’Opéra national de Lyon dispose d’un budget de 38 M€ environ).

L’Auditorium-ONL est belle machine, dont l’orchestre est plus que centenaire, et que va piloter une jeune femme de 40 ans, qui enchaîne les challenges (son dernier en date avec la belle formation de l’Orchestre des Pays de Savoie) : « Dans une période de disette financière, tempère Georges Képénikian, nous avons dû à la Métropole baisser de 6% la subvention aux écoles de musique. –Je suis de cette génération où l’on n’a pas connu les périodes fastes pour la culture, rétorque la nouvelle directrice générale. » L’élu comme la nouvelle patronne, ont rendu hommage au travail de Jean-Marc Bador, le prédécesseur, parti à Paris (Orchestre Philharmonique de Radio France comme délégué général) qui a été à la tête de la maison lyonnaise depuis 2012.

L’auditorium de plus de 2000 places affiche une bonne santé à 81 % de taux de remplissage (250 000 spectateurs-17000 abonnés) : « Sur cette saison 2016-17, un cinquième des spectateurs n’était jamais venu, ce qui prouve que la fréquentation n’est pas figée, explique Mme Sam-Giao, et que l’on peut aller chercher d’autres publics. Dans ces nouveaux venus les plus de 56 ans ne sont pas les plus nombreux, les moins de 28 ans sont majoritaires ! »

Une autre séquence et d’autres projets s’ouvrent devant Aline Sam-Giao. Le renouvellement à la tête de la direction musicale est en cours depuis un an  (elle est assurée depuis 2011 par le chef américain Léonard Slatkin) : « C’est un processus long pour être sûr de trouver la bonne personne, souligne Aline Sam-Giao. »

Côté bâtiment, l’auditorium (inauguré le 14 février 1975) va se doter d’une salle de médiation (destinée à des activités pédagogiques, lire encadré) grâce à la réutilisation, au niveau entrée/billetterie, des vestiaires des agents d’accueil qui seront déplacés. La petite salle Proton, où se tiennent certains concerts, et les propos d’avant-concert, sera rénovée (coût des travaux : autour de 1 M€). Un lieu permanent de café/restauration dans l’enceinte de l’auditorium est envisageable selon le premier adjoint au maire, comme pour Aline Sam Giao : « C’est la première fois que je dispose d’un lieu à gérer avec la formation musicale, se félicite la directrice, il s’agira d’en faire un lieu à vivre… » .

Demos : vers un orchestre d’enfants

« Atteindre les publics les plus éloignés, y compris au-delà de Lyon… » c’est le credo de la municipalité affiché par Georges Képénékian . Le projet Demos (Dispositif d’éducation musicale et orchestrale à vocation sociale), s’il a lieu (compte tenu du contexte politique national) devra composer une formation orchestrale d’enfants de 7 à 12 ans. Cent-cinq jeunes (7 groupes de 15) seront formés à la musique pendant 3 ans, à raison de 4 heures par semaine hors temps scolaire. Le projet d’un coût de 260 000 €/an est financé via la Philarmonie de Paris, par le ministère de la Culture à hauteur de 160 000€. Les petits musiciens seront sélectionnés dans les centres sociaux des communes de la Métropole de Lyon qui voudront jouer le jeu, et subventionner au prorata de leur participation .




Eric SEVEYRAT
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Tout Lyon Hebdomadaire régional à dominante économique

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide