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Tribunal de Grande Instance de Lyon - Le nouveau procureur de la République enfin installé

le 09 mars 2012 - Michel Godet - Droit - article lu 536 fois

Tribunal de Grande Instance de Lyon - Le nouveau procureur de la République enfin installé
Marc Cimamonti (© Angel Sanhueza)

C’est dans une salle archi comble que tout un chacun était venu accueillir le nouveau procureur à l’occasion de son installation officielle, avec en tête le ministre de la Justice, Michel Mercier, le Premier président et le procureur général de la Cour d’appel de Lyon, les chefs de cour et de nombreuses autorités et personnalités.

Il revenait à Pierre-André Breton, le président du TGI, d’installer cet homme qui, comme son prédécesseur, vient du sud (Marseille), avec malgré tout quelques ascendances lyonnaises. Il est vrai qu’un accent chantant ne peut qu’ensoleiller la juridiction, remarque-t-on ici et là, sans doute en pensant à l’ancien chef de parquet considéré (à tort ?) comme austère.
Le président Breton a insisté également sur les qualités de Marc Cimamonti : « Vous êtes un homme de devoir et d’une grande conscience professionnelle et nos récents contacts m’ont convaincu de la continuité d’une cogestion équilibrée ». Il est vrai que les arguments ne manquent pas, pour ne citer que le titre de major de promotion de l’Ecole nationale de la magistrature ou encore la richesse du parcours d’un magistrat engagé et ouvert sur l’extérieur.

« Je veux parler à la première personne, mais au pluriel ! »

D’emblée avec ces paroles directes, Marc Cimamonti montre son attachement au travail d’équipe. L’accueil reçu de la Cour d’appel de Lyon allant sans conteste dans ce sens. Tout en souhaitant rester modeste, besogneux et déterminé, il désire aller de l’avant, « s’adaptant, seulement s’il y a nécessité », sur les traces de son prédécesseur avec une juridiction et un parquet en bon ordre de marche.
Défenseur impartial de l’intérêt général, vigilance, réactivité et fermeté graduée seront ses règles avec cependant une écoute attentive, allant dans le sens de la protection des libertés individuelles.
Mentionnant aussi le traumatisme de l’affaire Neyret ou encore le prisme déformant de la presse (!) et parlant du barreau, le procureur n’a pas omis d’insister sur son attachement viscéral à la profession d’avocat, qu’il aurait dû embrasser. Certes, il est fils de parents avocats et frère d’avocat. Un attachement qu’il dédie aussi au greffe, comme aux magistrats du siège. Parlant du concours franc, loyal et direct qu’il entend assurer au président Breton , il n’a pas cependant manqué de dire « qu’il faut savoir respecter la place des autres, pour asseoir la sienne », sans omettre pourtant que l’indispensable liberté de parole ne s’arrête pas à l’audience !

« Chatouilleries »…

Le ministre de la Justice et des libertés, Michel Mercier, quelque peu chatouillé lors des discours en particulier sur les problèmes d’affectation de personnels, n’a pas manqué de faire remarquer avec sourire au président Breton qu’il n’était pas d’accord avec ses propos. Mais n’est-ce pas là des procédés de bonne guerre ?

Michel Godet


Marc Cimamonti
Né en 1958 à Marseille (13)
1984 -1985 : Ecole Nationale de la Magistrature, major de promotion
1981 : Exercice de la profession d’avocat

Fonctions de magistrat
1986-1988 : En poste à Bayonne (substitut au parquet du TGI)
1988-1990 : Magistrat au ministère de la Justice
1991-1996 : Secrétaire général au parquet du TGI de Paris
1996-1998 : Procureur adjoint au parquet de Versailles
1999-2008 : Parquet de Marseille, dont la Jirs, et adjoint au procureur
2009-2012 : Procureur au parquet de Toulon



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