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Un décorticage minutieux de la fabrique du monstre aux Célestins

le - - Spectacle vivant

Un décorticage minutieux de la fabrique du monstre aux Célestins
Emile Zeizig - Dans la peau du monstre

Ce n'est pas rien que de vouloir monter ensemble deux textes de deux autrices (elles tiennent au terme) contemporaines. C'est pourtant bien ce qu'entreprennent Cécile Auxire-Marmouget et Christian Taponard sur la scène de la Célestine ces jours-ci avec Dans la peau du monstre. Non sans brio malgré la difficulté de l'exercice et la complexité des textes.

Parce que comme le dit Taponard dans une interview «Ce sont vraiment deux textes qui procèdent de ce que j'appellerais une haute écriture. Ils n'abordent pas exactement les mêmes thématiques, mais il y a quand même une correspondance et surtout, il s'agit de deux écritures extrêmement élaborées, extrêmement structurées, qui relèvent de champs poétiques différents mais vraiment passionnants tout en permettant une sorte de transcendance du réel. »

Une écriture à la fois complexe et ciselée, clinique chez Lucie Depauw, crue et poétique chez Stéphanie Marchais, pas forcément évidentes à incarner. En effet, si les deux pièces, comme le titre de la soirée "Dans la peau du monstre" l'indique, explorent la notion de fabrique du monstre, elles l'abordent de manière très différente et par des points de vue tout aussi multiples.

La réussite se tient là, savoir agréger deux écritures, trouver le rythme adéquat pour chacune, se glisser dans la peau de personnages aussi dissemblables qu'une ancienne sportive de haut niveau est-allemande transformée par les dopants et devenue homme et un adolescent dégoûté qui refuse de se laisser souiller et manipuler par la langue et le pouvoir des autres.

Dans une scénographie dépouillée mais astucieuse, à la fois salle de classe et salle de tribunal défraîchie, les jeunes comédiens (et les moins jeunes) s'emparent du texte avec enthousiasme et engagement, notamment Cécile Auxire-Marmouget, formidable en mère solitaire et en professeure de physique fantasmée par son élève.

Théâtre des Célestins, jusqu'au 14 octobre, www.theatredescelestins.com

La violence des riches

Créé au printemps dernier à l'Élysée, La violence des riches met en scène la pensée des sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, auteur.es, entre autres, de La violence des riches, un essai sur les violences sociales exercées par les riches sur les pauvres (pour faire court). Ce spectacle, adaptation de plusieurs de leurs textes par Stéphane Gornikowski mis en scène par Guillaume Bailliart, l'un des piliers du Groupe Fantomas, fait le pari de l'humour, non sans grincements de dents et rires forcés. À découvrir au Théâtre de Vénissieux, après sa création à l'Élysée en février dernier. Le 13 octobre, www.theatre-venissieux.fr




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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