Fermer la publicité

Une semaine pour sauver des vies

le - - Collectivités

Une semaine pour sauver des vies
STOCKLIB

Du 16 au 20 mai, les Lyonnais pourront s'initier au massage cardiaque et à l'utilisation d'un défibrillateur. Tout simplement… vital.

« La personne tombe brutalement, ne répond plus aux questions et ne respire plus. Il s’agit d’un arrêt cardiaque, et il faut agir très vite. » Ce que décrit le Pr Jacques Beaune, président d’honneur de la Fédération française de cardiologie, 40 000 personnes en sont victimes chaque année en France. Avec un taux de survie à J + 30 de seulement 5 %, car bien souvent, les témoins présents sur les lieux de l’accident (c’est le cas 7 fois sur 10) n’interviennent pas ou mal en attendant les secours (moins de 40 % font les gestes de premiers secours). Or, « quand les gestes qui sauvent - massage cardiaque, utilisation du défibrillateur - sont faits rapidement, le taux de survie passe à 30 %. » Et le Pr Beaune d’enfoncer le clou : « En France, les pompiers interviennent en moyenne dix minutes après l’accident, le SAMU 20 minutes… Si personne n’agit dans les premières minutes, la partie est presque perdue ! ».

Le témoin d’un arrêt cardiaque : premier maillon de la chaine des secours et malheureusement maillon faible… « On dit que les pompiers arrivent en premier, mais en réalité, ils sont là deuxième. Le premier sur place, c’est le citoyen, explique le colonel Serge Delaigue, directeur départemental et métropolitain des services d’incendie et de secours. Les secours peuvent difficilement aller plus vite. La vraie zone de progrès, c’est le citoyen. »

Partant de ce constat, la Ville de Lyon organise la première Semaine des gestes qui sauvent du 16 au 20 mai. Il s’agit d’initier le plus possible de Lyonnais (2 000 étant l’objectif affiché) à ces gestes. Et de leur apprendre notamment à utiliser les défibrillateurs qui sont au nombre de 110 répartis dans les lieux publics de la ville (ils ont servi une douzaine de fois). « Ces défibrillateurs sont utiles s’ils sont accompagnés d’un massage cardiaque. Ce n’est pas compliqué et on va vous montrer comment on fait », résume Céline Faurie-Gauthier, conseillère municipale déléguée aux hôpitaux, à la prévention et à la santé : « Aujourd’hui, c’est simple de se former. Et quand on est formé, quand on sait faire, on n’a pas peur et on agit. C’est là que l’on peut sauver une vie ! ».

Et le Dr Olivier Guillemin, directeur médical du Cesu 69, praticien hospitalier urgentiste au Samu 69, d’insister sur cette simplicité des gestes de premier secours : « Il s’agit de démystifier la compression thoracique. Quand au défibrillateur, il fonctionne “ tout seul “ : je dis souvent aux gamins qu’il est plus simple d’utilisation que leur Game Boy ».

« Qui ne sauve pas n’est pas Lyonnais »

La Ville de Lyon se mobilise aux côtés de la Fédération française de cardiologie (et d’une vingtaine d’autres partenaires) pour faire comprendre que « sauver une vie c’est possible et à la portée de chacun d’entre nous ! », à travers des animations, ateliers d’initiation aux premiers secours, un colloque, le village installé place Bellecour… Le 17 mai, ce sera une journée de sensibilisation au centre commercial de la Part-Dieu ; le 19, des actions de sensibilisation pour les 10-12 ans en périscolaire ; le 20, une session de formation aux gestes qui sauvent dans 4 casernes de sapeurs-pompiers et une « rue des secours » installée place Bellecour… lyon.fr, tél. 04 72 10 30 30    




Fabien RIVIER
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Tout Lyon Hebdomadaire régional à dominante économique

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide