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Commissaires aux comptes : une rentrée tendue

le 06 janvier 2017 - Michel GODET - Chiffre

Commissaires aux comptes : une rentrée tendue
Photo : Michel GODET - Olivier Arthaud (à droite) et Nicolas Doze

Pour imprimer un peu plus son empreinte dans le monde économique, la Compagnie régionale des commissaires aux comptes, présidée par Olivier Arthaud (réélu pour deux années) a proposé à quelque 200 participants une conférence animée par Nicolas Doze, éditorialiste économique à BFM TV.

Une conférence qui s’est inscrite dans le cadre de la traditionnelle cérémonie de vœux et qui a par ailleurs permis au président Arthaud de mettre les points sur les i en ce début d’année, alors que nombre de confrères sont particulièrement inquiets après la transposition de la réforme européenne de l’audit. Une réforme qui a considérablement réduit les prérogatives de la profession et sa liberté d’action, voire engendré mise sous tutelle de la chancellerie sur de nombreux sujets.

Sur la feuille de route, notons trois priorités. Le respect des règles déontologiques régissant la profession, la volonté de faire connaître et reconnaître le commissariat aux comptes à sa juste valeur par les entreprises, le monde économique et judiciaire, ainsi que la lutte contre la concentration du marché de l’audit. Sans compter les diverses actions démontrant la vivacité de la nouvelle équipe, pour ne citer que le souhait de la création d’une cotation sécurité financière par la Banque de France.

Olivier Arthaud a également insisté sur une nécessaire mobilisation de tous afin d’être encore plus fort. « Je crois sincèrement que notre profession est en danger. Nous allons devoir fortement nous mobiliser et regrouper des compagnies régionales pour défendre nos convictions, et ce n’est pas la peine de compter sur la Compagnie nationale… ». La poursuite d’un dialogue  transparent et régulier avec le H3C, seule instance indépendante ayant toutes les prérogatives, étant toujours de mise.

Le journaliste Nicolas Doze a analysé l’actualité économique comme conséquence d’une inévitable évolution de notre société, n’hésitant pas à dire que la révolution de la connaissance est sans doute la 3e révolution industrielle, corroborée par un important phénomène de destruction d’emplois dû à la robotisation. Et d’insister : « L’intelligence artificielle ne va-t-elle pas prendre le pouvoir un jour ? ».

Au cœur des interrogations également, l’optimisation fiscale des géants mondiaux Facebook, Apple, Google et autres Amazon. Face à ces géants du numérique, les états ne sont-ils pas en train de perdre la main, ce qui entraînerait une croissance zéro ? Et Nicolas Doze de conclure en surfant sur certains propos présidentiels : « Ca va mieux ne veut pas dire que ca va bien ! ».

 

 

 

 

 





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