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Vienne : Petit théâtre et grandes ambitions

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Vienne : Petit théâtre et grandes ambitions
©Theatre de Vienne - Un des plus anciens et jolis théâtres de France et l'un des plus petits

Une scène de 6,80 mètres de cour à jardin, avec 3% de pente, 235 ans au compteur : tel est le très joli théâtre à l'italienne de Vienne, coincé entre une maison du Moyen-Âge et des ruines romaines. Michel Belletante en est le nouveau patron.

Vienne n’a pas le seul bijou classé comme théâtre à l’italienne en France dans les villes de strates démographiques identiques ou voisines (Sens, Cherbourg, Saint-Omer, Douai…) mais ailleurs, les jauges restent le plus souvent entre 400 et 600 places .

A Vienne, on est nettement en dessous avec 280 places assises. La taille de la scène interdit de monter de nombreux spectacles, qui nécessitent un minimum d’espace au sol.

Du coup, le défi à relever du nouveau directeur Michel Belletante est assez paradoxal : « Faire revenir le public au théâtre ! » affirme-t-il. C’est la mission que lui a confiée le maire (LR) Thierry Kovacs, à la suite de la crise qu’a essuyée cet établissement en 2016 .

Le nouveau directeur qui a planché sur la saison 17-18 depuis son embauche en 2016, sera aidé à partir du premier trimestre 2018 par la mise en service de la salle du Manège (800 places assises).

L’humoriste François-Xavier Demaison va essuyer les plâtres de ce lieu renouvelé le 10 mars 2018 : « La salle du Manège permettra de programmer certains spectacles, mais nous devrons partager avec de nombreux autres utilisateurs cet équipement intercommunal. » tempère M. Belletante .

Le nouveau directeur, au physique et à la faconde toute théâtrale, est également metteur en scène et patron de sa compagnie. Il a dirigé 14 années durant (1996-2010) l’Amphithéâtre de Pont-de-Claix (près de Grenoble). Il a travaillé avec de nombreux théâtres et comédiens en Rhône-Alpes, et enseigné à l’Ensatt (école nationale des arts et techniques du théâtre) de Lyon. Sa compagnie a été en résidence de 2010 à 2014 au sein même du théâtre de Vienne.

Du répertoire et des classiques (mais pas que, lire ci-dessous), c’est le nouveau théâtre de Vienne : « On a tous la nostalgie d’ « Au théâtre ce soir » (la célèbre émission de télévision, 1966-1986), commente Michel Belletante. Je veux travailler dans cet esprit. » conclut l’homme de théâtre, qui devrait être bien suivi par les Viennois.

Molière forever

« L’emblème du théâtre en France, c’est Molière, lance Michel Belletante, alors le meilleur moyen de repartir du bon pied, c’est de faire de Molière la thématique de la saison 17-18. » En 2018-2019, son collègue Corneille prendra le relais.  Une saison Molière, cela implique quatre pièces du célèbre J.-B. Poquelin, dont deux seront mises en scène par le patron lui-même, qui met les mains dans le camboui, avec « M. De Pourceaugnac » et avec « Le Misanthrope ». Il remettra le couvert avec « Toa » de Sacha Guitry. Un « Nuit Molière » est programmée en décembre. Le théâtre programme aussi de la chanson (Entre deux Caisses, Amélie les Crayons, Kent …) ou encore de la musique (jazz, classique, lyrique). Enfin une progra. Jeune public très fournie, dont deux créations : « L’Histoire du Soldat » (d’après Stravinsky, +10ans) et « Chanson pour briser la coquille » (+2ans).
Tout la programmation sur www.theatredevienne.com




Eric SEVEYRAT
Journaliste

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