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Voyage dans les réserves du Musée des Confluences

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Voyage dans les réserves du Musée des Confluences
Benoît Lapray - musée des Confluences - Masque (Gabon - Tchiganba, population eshira - début du 20e siècle) Don de Raphaël Antonetti (1933)

Pour la deuxième fois, le Musée des Confluences plonge dans ses collections, afin de faire découvrir au public certains trésors qu'elles recèlent.

Quand on arrive dans l'exposition " Carnets de collections ", c'est comme si on entrait dans les réserves du musée. La sensation de pénétrer dans un endroit secret, un espace interdit. Cela tient à la fois du cabinet de curiosité à l'ancienne et à la fois des entrepôts d'aujourd'hui où sont rangés toutes sortes d'objets. Suite de la formidable exposition " Dans la chambre des merveilles ", " Carnets de collections " prolonge le plaisir. Alors que la première présentait l'histoire du tout début de la constitution des collections - l'époque où les frères Balthasar de Monconys et Gaspard de Liergues ont commencé à bâtir leur cabinet de curiosité, l'un d'eux parcourant le monde à la recherche des sources du savoir de Pythagore et Zoroastre entre autres, tandis que l'autre s'occupait des affaires -, la seconde plonge le visiteur dans le XIXe siècle.

En effet, c'est à cette époque que se montent de grosses campagnes scientifiques en terre coloniale, pour prospecter où pour « évangéliser », et que le Muséum d'Histoire naturelle ouvre ses portes au public, en 1837, dans le Palais Saint-Pierre qui abrite l''actuel Musée des Beaux-Arts. Louis Lortet, directeur du Muséum d’histoire naturelle de Lyon, conduit à partir de 1870 une dynamique politique d’acquisition d’objets et de spécimens, en s’entourant d’un réseau de personnalités scientifiques issues de domaines de recherche différents.

Lui-même va partir en expédition en Syrie, Palestine et Liban dont il rapporte des objets et des photographies. En Égypte aussi où il suit la campagne de fouilles du chercheur Ernest Chantre qui découvre 346 tombes intactes, datant de l’époque prédynastique du Nagadien. Ou encore cette sépulture du premier âge du fer (environ 800 avant J.-C.) découverte par le même Chantre dans les Hautes-Alpes et que l'on peut voir dans l'expo. Bref, une vraie caverne d'Ali-Baba à arpenter de long en large.


Musée des Confluences, jusqu'au 9 septembre 2018, www.museedesconfluences.fr

 

Le Musée des Confluences, qui a coûté tout de même cinq fois son budget initial et dont tout le monde pensait qu'il allait devenir un gouffre financier, n'est pourtant pas l'ogre que certains ont pu imaginer. Il affiche des chiffres d'une insolente réussite. 50 000 visiteurs ont franchi les portes de l'imposant bâtiment de verre et de métal en août, un résultat identique à ceux des deux mois précédents. Il se positionne ainsi comme le premier musée français - 767 000 entrées au compteur en 2016 -, hors capitale, et comme le douzième dans le palmarès français global, avec les établissements parisiens.




Gallia VALETTE-PILENKO
Journaliste

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