AccueilActualitéSanté : le Lyonnais Poxel accélère sur le traitement d'une maladie rare

Santé : le Lyonnais Poxel accélère sur le traitement d'une maladie rare

Lauréate du concours I-nov, la biopharm lyonnaise Poxel bénéficiera d’un financement de l’État pour lancer ses études cliniques de phase 2 sur l'adrénoleucodystrophie (ALD), une maladie rare.
Thomas Kuhn, directeur général de Poxel, veut poursuivre la restructuration de la dette de l'entreprise.
© DR - Thomas Kuhn, directeur général de Poxel, veut poursuivre la restructuration de la dette de l'entreprise.

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Poxel a convaincu le jury du concours I-nov et va pouvoir lancer ses études cliniques de phase 2 sur l’adrénoleucodystrophie (ALD), une maladie métabolique rare pour laquelle il n’existe pas de traitement à l’heure actuelle.

Lasociété biopharmaceutique lyonnaise, spécialisée dans le développement de traitements innovants pour certaines maladies métaboliques rares, sera accompagnée dans le financement de ses essais par BpiFrance, dans le cadre du plan France 2030.

"Cette distinction est une reconnaissance du potentiel des deux molécules que nous développons, se réjouit Thomas Kuhn, directeur général de Poxel. Cette récompense vient saluer tous les efforts que nos équipes déploient au quotidien."

Toutefois, avant d’engager ces nouveaux essais, Poxel devra sécuriser des financements additionnels.

Poxel : une visibilité financière jusqu'à fin 2025

Avant cela, l’entreprise s’est d’ores et déjà appliquée à restructurer sa dette et s’est donné une plus grande flexibilité financière, grâce à la mise en place d’une nouvelle ligne de financement en fonds propres avec IRIS, sous la forme d’obligations remboursables en actions nouvelles ou existantes.

Un premier montant de 3,5 millions d'euros a été tiré et Poxel a la possibilité, à sa seule discrétion et sous réserve de certaines conditions, de tirer des tranches supplémentaires, pour un total de 15 millions d'euros sur deux ans.

"Ces réalisations permettent d’étendre considérablement notre visibilité financière jusqu’à la fin du deuxième trimestre 2025", précise Thomas Kuhn.

Des perspectives encourageantes au Japon pour Poxel

Les créanciers de Poxel ont accepté de reporter le début des remboursements de sa dette jusqu’au premier trimestre 2025, sur la base des potentielles futures redevances provenant de l’augmentation des ventes nettes de Twymeeg, dédié au traitement du diabète de type2.

Premier de sa classe de médicaments, ce produit qui cible le dysfonctionnement mitochondrial est commercialisé au Japon par Sumitomo Pharma et Poxel prévoit de recevoir des redevances et des paiements basés sur les ventes. Le géant asiatique vient en effet de publier le montant des ventes annuelles pour son exercice 2022. Celles-ci ont significativement dépassé les prévisions qu’il avait déjà réévaluées à la hausse de 20 % quelques mois plus tôt.

Coté sur Euronext Paris, Poxel a gardé son siège social à Lyon, mais dispose de filiales à Boston et Tokyo. En 2022, les dépenses de R&D de l’entreprise se sont élevées à 12,4 millions d'euros, tandis que sa dette financière culminait à 29,5 millions d'euros.

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